De la gestion des disputes dans les fratries…

Vous aussi vous connaissez les phrases quotidiennes que l’on prononce crie vocifère à l’encontre de nos enfants. Du « vous allez vous calmer et arrêter de crier ! » au « arrête de taper ton frère ! », en passant par « peu importe qui a commencé, ce n’est jamais toi ! », nos enfants ont une fâcheuse tendance à se disputer et se taper dessus. Pour rien, généralement et de préférence.

Malheureusement, ces enfantillages menant souvent à des cris, voire le fait que les enfants se tapent l’un sur l’autre, a facilement tendance à nous fatiguer et nous énerver. Les disputes entre enfants ont aussi tendance à être plus fréquentes lorsqu’ils sont fatigués, notamment à cause des cauchemars ou des terreurs nocturnes.

Aussi il peut arriver que l’on se pose la question : « dois-je intervenir ? », et même comment réagir à la situation.

Quand les enfants se disputent, il est d’abord important d’accepter les conflits.

Pour quelle raison ? Car le fait que les enfants se disputent fait partie de leur vie et leur permet différents apprentissages. D’abord, le fait de s’assumer. Dans un conflit on va chercher à mettre en avant ses envies, ses arguments, à défendre son morceau de viande. Cela permet de se confronter à autrui, d’accepter que l’autre n’a pas les mêmes idées/envies que soi. Dans cette situation ils apprennent aussi à négocier, à mettre de l’eau dans leur vin, à essayer de trouver une solution.

Bon, cela ne vaut que pour une dispute où un enjeu est de mise. Dans les autres cas, où les coups ou gros mots fusent de part et d’autre juste par énervement, ils apprendront à se défendre (disons ça pour positiver…).

Dois-je intervenir quand mes enfants se disputent ?

Oui et non : on ne va pas se le cacher, la réponse n’est pas tranchée et dépend des situations. Certes, les enfants ont le droit de se disputer, et cela est bon pour eux en un sens. Pour autant, si les choses dégénèrent il est évident qu’il faudra intervenir avant que ce soit les services sociaux qui s’en chargent. En pratique, il faut notamment porter attention qu’un enfant ne devienne pas le bouc émissaire de l’autre/des autres. Il faut être là pour les aider à gérer le conflit, et les calmer si besoin (et souvent, il y a besoin, on ne peut pas se le cacher non plus). Il va falloir réussir à intervenir de façon neutre, de façon externe, en réussissant à ne pas prendre parti. N’hésitez pas également à leur demander s’ils acceptent que vous interveniez, cela afin de vous annoncer comme totalement neutre dans le débat qui s’annonce.

Laissez les parler tous les deux (ou tous les six, selon votre cas…) afin que chacun puisse exposer ses griefs, et se sente écouté. Proposez-leur ensuite de les laisser seuls et qu’ils trouvent la solution. Seuls. Le but est de les aider, pas de leur donner la solution (…ou se faire un ennemi en donnant raison à un des deux et que l’autre nous haïsse pour les deux prochaines heures).

1 COMMENT

  1. […] Le matin est archi-rythmé à cause de la course à la montre ? Observez donc une petite demi-heure pour vous défouler avec votre progéniture le soir, après le travail ! Cela peut être dur au début, mais vous verrez, avec l’habitude, vous y prendrez plaisir à tel point que ce moment vous sera indispensable, soyez-en sûr. Cela permet aussi aux enfants d’être plus sereins, plus calmes, et de limiter les disputes entre les enfants. […]

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